TOTIDEM 270 Audrey Guiraud
TOTIDEM 270

Photos

Totidem 27o
2o15
19 Photographies numériques
Tirages fine-art contre-collés sur Dibond
Formats 5ox7ocm ou 6ox9ocm

Projet réalisé avec les Villes et Pays d’art et d’histoire de Nîmes, Uzès, et Mende & Lot en Gévaudan


C’est souvent dans les espaces les plus inattendus que nous pouvons découvrir les édifications les plus justes. Des architectes forts des expériences passées, ont su adapter leurs réalisations aux territoires sur lesquels il leur était donné de composer. Proportionnés à l’Homme, ces bâtiments sont avant tout construits pour leurs fonctions et l’esthétique qui s’en dégage en est caractéristique.

Totidem 27o est un travail photographique qui constitue le panorama possible de trois architectures aux fonctionnalités dissemblables : la chapelle du Mont Lozère, la médiathèque d’Uzès et le groupe scolaire Henri Wallon à Nîmes. L’une de ces constructions est située en milieu naturel, la seconde en plein coeur du centre historique de la ville et la dernière dans un quartier périphérique urbain.

En m’appuyant sur l’emploi des différents matériaux utilisés dans l’élaboration de ces bâtiments, je définis les combinaisons visuelles plausibles qui peuvent résulter de ces associations à travers le procédé photographique. Ce travail de recherche, basé en priorité sur la question de la forme, révèle ou camoufle en alternance afin de dévoiler de manière inattendue les édifices. Chaque bâtiment choisi comporte une source véritable d’indices sur la façon de concevoir la ville, mais aussi l’Architecture dans sa globalité.

Ces trois espaces portent une histoire qui pour certains se laisse oublier. Ils sont l’apogée d’une volonté humaine de valoriser des acquis et tendre vers un futur proche ou lointain. Toutefois ces architectures ne font pas dans le gigantisme auquel nous sommes habitués dès lors, à travers notamment les réalisations de « Starchitectes ».

Ma série de photographies s’attarde sur des éléments fondamentaux à ces constructions. Parfois on se trouve face à des formes hermétiques de l’architecture qui contrecarrent les espaces, parfois face à des ouvertures porteuses de lumière. Mais la simplicité des formes ne signifie pas qu’il y a simplicité de l’expérience. Ainsi cette appréhension des lieux m’a permis d’apporter un regard inédit sur des architectures qui pour beaucoup sont des outils au quotidien. Je m’efforce d’apporter une attention nouvelle aux compositions architecturales, à leurs structures et ce qui s’en dégage. Au final il est question de restaurer notre regard, de s’arrêter uniquement à la forme des lieux, en oubliant parfois leurs fonctions, valorisant de cette manière notre appréhension de ces espaces.

Ce qui est important c’est le temps passé à examiner ces sites et à les arpenter ; l’expérience de ce fait, définit véritablement la prise de vue et finalement devient le rendu photographique.

Audrey Guiraud, février 2o15
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